dimanche 22 janvier 2012

Sexualité des mineurs

Le nombre des maternités précoces dans la région reste dans la moyenne nationale. Pourtant, elles continuent de déranger. Signe que la sexualité des jeunes n'est pas - encore - entrée dans les moeurs ? ...
Chez notre voisin britannique, le succès de l'émission de téléréalité « Seize ans et enceinte » est proportionnel au taux des grossesses adolescentes : le Royaume-Uni d'Alfie Patten - devenu père à 13 ans, il détient l'actuel record - connaît la plus importante croissance de ces enfants parents en Europe. Rien à voir avec notre région, où le nombre des très jeunes mères reste stable : de 2006 à 2010, le taux de fécondité des mineures ayant accouché dans le Nord - Pas-de-Calais est passé de 0,73 à 0,80.
Suite dans :
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/01/22/article_reconnaitre-la-sexualite-des-mineurs.shtml

jeudi 12 janvier 2012

Espérance de vie des patients de plus de 80 ans

Le pragmatisme s'invite à l'hôpital. Ou la théorie du juste milieu. Ni trop, ni trop peu. Ni surmédicalisation, ni sous-traitement. Ainsi, grâce à une étude de chercheurs de l'université de Californie, publiée dans The Journal of the American Medical Association et relayée par un article du New York Yimes, ils est désormais possible d'évaluer l'espérance de vie d'un patient, afin d'ajuster son traitement. Le tout grâce à une échelle – à seize barreaux précisément –, qui situe ses chances de survie de moyenne à excellente, et de six mois à cinq ans.
Lire :
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/01/12/prevoyance-des-outils-pour-evaluer-lesperance-de-vie-des-patients-ages/

mardi 10 janvier 2012

Ratzinger et Habermas sur la nature




Lu grâce au forum "Eglise wallonie"


Habermas: une nouvelle conception de la laïcité

16 février, 2009
Le 19 janvier 2004, à l'Académie catholique de Bavière, devant une trentaine de personnes, le philosophe athée Jürgen Habermas et Joseph Ratzinger alors encore seulement cardinal (c'est le futur pape Benoît XVI), se rencontraient pour discuter des Fondements prépolitiques de l'Etat démocratique. Nous ne reproduirons ici que les quelques lignes de la conclusion de l'intervention d'Habermas publiée, avec celle du futur pape, dans le numéro de juillet 2004 de la revue Esprit, sous la forme d'une traduction de Jean-Louis Schlegel. Le collaborateur d'Esprit insiste sur le caractère inattendu de cette rencontre, insiste sur le fait que Ratzinger invoque la "nature" plus comme "raison" que comme "substance", ce qui est sans doute relativement nouveau dans la bouche d'un cardinal catholique. Schlegel estime aussi que ce débat éclaire d'un jour cruel le vide français dans ce domaine, "quand il se cantonne aux éternels débats sur le sens du principe de laïcité et aux cris d'orfraie chaque fois qu'on le croit menacé par des religions pourtant en désarroi, dans un espace public où triomphe la sécularisation (y compris la sécularisation de la la laïcité, il est vrai, et ceci explique peut-être cela).1 Le texte d'Habermas a été également traduit par Christian Bouchindomme, l'habituel traducteur en français d'Habermas et Alexandre Dupeyrix, dans un ouvrage qui réunit plusieurs contributions du grand penseur allemand, essentiellement sur ces questions 2 Il  est possible de lire cette conclusion d'Habermas indépendamment du reste de ce livre. Nous placerons ci-dessous le texte original de l'intervention d'Habermas et ensuite les deux traductions françaises. Toute traduction est aussi une interprétation tendant vers le vrai et en même temps peut être finalement le commentaire le plus intéressant d'un texte difficile parce qu'il construit une position philosophique totalement inédite.

Le pape et le mariage homosexuel


Le Pape a estimé aujourd'hui que le mariage homosexuel était une menace capable d'ébranler l'avenir de l'humanité.
C'est une déclaration qui risque de provoquer des remous, notamment des associations de défense des droits des homosexuels, Benoît XVI a déclaré aujourd'hui que le mariage entre personnes du même sexe était l'une des menaces à la famille traditionnelle susceptibles d'ébranler "l'avenir même de l'humanité".

Voir suite sur :



http://www.lalibre.be/actu/international/article/712003/benoit-xvi-le-mariage-homosexuel-est-une-menace-pour-l-humanite.html


Lire surtout les commentaires.

dimanche 8 janvier 2012

Mgr Léonard s'en prend au Parlement belge

 
"Agir en chrétien dans sa vie et dans le monde", c'est le titre du dernier livre de Mgr Léonard, par ailleurs archevêque de Malines-Bruxelles.

Il y met en cause le Parlement "qui s'attribue le droit de décider par vote majoritaire du sens de la sexualité, de la différence du masculin et du féminin, de la signification du mot mariage, du rapport métaphysique de l'être humain à la finitude et à la mort, de la qualité des embryons méritant ou non d'être respectés, ..."

C'est le droit d'André Léonard d'écrire un livre.  Il ajoute sa pierre au débat démocratique. Il peut malgré tout amener une certaine confusion parce qu'il parle en "docteur privé" comme on dit dans l’Église alors qu'une partie de son succès vient de son poste d'archevêque de Malines-Bruxelles. 

Pour en rester à la petite citation ci-dessus, relançons quelques questions. "Par vote majoritaire", c'est vrai la démocratie ce n'est pas toujours la majorité plus une voix mais un Parlement n'a pas pour rôle de définir la Vérité qu'elle soit scientifique ou métaphysique. Les lois mémorielles, par exemple autour des génocides, posent de graves questions de compétence. Un Parlement dicte-t-il l'histoire ? 

Voyons des points plus précis :

1. "Le sens de la sexualité". On dit que les religions et les convictions portent sur le "sens". Les législateurs ne sont-ils pas amenés parfois à certains arbitrages appuyés sur le sens ? Par exemple autour des âges d'exercice de la sexualité ?
2. La différence entre le masculin et le féminin. Là des parlements sont appelés à intervenir, dans certains pays pour accepter un 3e choix d'état-civil complémentaire du masculin et du féminin. Et peut-être les religions sont-elles parmi les plus mauvais gestionnaires du masculin-féminin.
3. La signification du mot mariage. Nous sommes dans le concret. Les États ont été amenés, par l'évolution des mœurs, à reconnaitre d'autres modes de vie en commun que la cohabitation permanente entre un homme et une femme. Certains ont créé de nouveaux mots pour ce statut, d'autres ont élargi le mot mariage. Ce dernier choix a l'avantage d'inciter à considérer sur un pied d'égalité le mariage homme-femme, et celui homme-homme, femme-femme.
4. Le rapport métaphysique de l'être humain à la finitude et à la mort. Bien sûr le Parlement n'est pas métaphysicien. Cependant dans l'histoire, notre Parlement belge a été amené à légiférer sur des questions que certains considéraient comme relevant de ce qu'ils appelaient métaphysique, par exemple autour de l'incinération-crémation. Admise seulement au début des années 30 (en 1931) à cause de la pression de l’Église catholique.
5. La qualité des embryons méritant ou non d'être respectés. Il me semble que jusqu'à ce jour le Parlement belge a parlé essentiellement de dépénalisation. Il me semble aussi que le respect de l'embryon peut s'exprimer légitimement de façons diverses.

Tout ceci dit, je trouve que le ton de ce passage est particulièrement malvenu dans le contexte de tensions entre les pouvoirs publics et l’Église catholique.

Cette intervention pour ouvrir un espace de débat dans ce blog, et ailleurs.